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Ce qu’il faut savoir de la punaise de lit

Ce qu'il faut savoir de la punaise de lit

Des punaises dans un logement, c’est un problème de plus en plus fréquent à Montréal. N’importe qui peut en avoir, même sans le savoir! Il existe des moyens de prévention et des traitements efficaces. Quand un problème de punaises survient, propriétaires et locataires ont des obligations.

La punaise de lit est un insecte brunâtre visible à l’œil nu. Sa taille est d’environ quatre millimètres. Les punaises sont actives et visibles surtout la nuit et on les retrouve généralement le long des coutures des matelas. La punaise se nourrit du sang des dormeurs, elle se trouve donc généralement dans les chambres à coucher. Le jour, elle s’abrite dans les endroits sombres et secs : fissures des murs, rideaux, vêtements, sous le papier peint décollé, derrière les plinthes, derrière les tableaux, etc. En cas d’infestation importante, la punaise peut cependant se retrouver ailleurs (vaisselle, armoires, jouets, etc.).

La punaise de lit ne saute pas, ne vole pas et marche environ à la vitesse d’une fourmi. Elles sont généralement transportées par les tissus, meubles et valises.

La punaise est sensible aux températures extrêmes. Elle se nourrit de sang humain, mais elle peut résister au jeûne pendant plus d’un an selon la température ambiante.

La présence de punaises est détectée soit par observation directe (punaise sur un usager ou un matelas) ou indirecte (présence de sang, excréments, piqûres). Les piqûres causent une démangeaison, elles sont souvent par groupe de trois, elles sont rouges et palpables), avec un petit point rouge au milieu. Les excréments sont aussi faciles à repérer : de petits points noirs sur les coutures du matelas ou sofa. Il est fréquent de retrouver dans le lit leur peau morte en période de mue et des petites taches de sang causés par les piqûres.

Les punaises de lit ne transmettent pas de maladies et leur présence ne doit pas être obligatoirement indiquée aux autorités de la santé publique. Leurs piqûres sont généralement bénignes, même si dans certains cas graves, elles peuvent causer des problèmes dermatologiques et des réactions allergiques. Mais surtout, les dommages collatéraux sont nombreux : honte, culpabilité, perte du sommeil, isolement.

Que faire en cas de punaises dans un logement?

Il est donc conseillé que le locataire avertisse rapidement son propriétaire ou l’OMH, que celui-ci fasse rapidement venir un exterminateur et défraie les coûts, et que ce dernier prenne les bons moyens pour éliminer les punaises. Un locataire ne peut se faire reprocher par son propriétaire d’avoir des punaises, mais peut se faire reprocher de ne pas avoir dénoncé et traité la situation. La régie du logement oblige dans la plupart des cas au propriétaire de payer les frais d’extermination.

Il est important de ne pas tenter de régler le problème soi-même sans l'implication d'un exterminateur professionnel.

La plupart des insecticides sont inefficaces et ne font que pousser les punaises vers d'autres logements, en plus de les exciter et accélérer leur reproduction, donc augmentent la propagation de l’infestation.

Source: Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles

Pour plus d'informations (documents et ressources):

 
 

Les punaises de lit : mieux les connaître pour mieux les combattre

Ce que vous devez savoir sur les punaises de lit

Les punaises de lit sont réapparues récemment à Montréal comme dans la plupart des grandes villes de la planète.

 

Où les trouve-t-on?

Les punaises de lit vivent surtout dans les chambres à coucher où elles piquent les dormeurs durant la nuit pour se nourrir de leur sang. Les punaises de lit fuient la lumière et se cachent :

  • Au pourtour des matelas et des sommiers;
  • Dans les cadres du lit;
  • Dans les fissures des murs, du plancher et du mobilier;
  • Derrière les tableaux;
  • Sous les moulures;
  • Dans les prises électriques;
  • Dans tout autre objet offrant un endroit sombre et étroit où elles peuvent se dissimuler.

Une fente de l’épaisseur d’une carte de crédit est suffisante pour constituer un abri.

Les punaises de lit peuvent élire domicile chez les riches comme chez les pauvres, dans les logements propres et malpropres.

Contrairement aux poux ou à d’autres parasites, les punaises de lit ne vivent pas sur les humains.

 

Comment se propagent-t-elles?

Les punaises de lit sont transportées d’un lieu à un autre lorsque l’objet dans lequel elles se dissimulent est déplacé. Les sacs, les valises, les vêtements, les matelas, les meubles, la literie, les ordinateurs portables et même les fauteuils roulants peuvent servir de moyen de transport aux punaises de lit.

 

Quels sont leurs effets sur la santé?

Les punaises de lit ne transmettent pas de maladies aux humains.

Les piqûres sur la peau constituent le premier indice de la présence de punaises de lit dans un logement. Les bras sont généralement les membres les plus atteints, mais toutes les parties du corps exposées durant le sommeil peuvent être piquées par les punaises.

Les piqûres ou lésions ressemblent à celles des moustiques. Elles disparaissent en général au bout de quelques jours. Les piqûres peuvent causer des démangeaisons importantes. Gratter les lésions peut entraîner des infections de la peau.

Les principaux problèmes de santé causés par les punaises de lit sont :

  • Démangeaison de la peau (piqûres)
  • Perturbation du sommeil
  • Anxiété
  • Isolement social.

 

Ce que vous devez savoir pour éliminer de façon efficace les punaises de lit

Avertir le propriétaire ou le gestionnaire de l’immeuble

L’occupant doit informer le plus rapidement possible son propriétaire ou la personne responsable du contrôle des insectes de la présence de punaises de lit dans son logement.

Agir rapidement

Les propriétaires ou les exploitants d’un immeuble ont la responsabilité de faire appel rapidement à des gestionnaires de parasites qualifiés (exterminateur détenant un permis gouvernemental) pour trouver des solutions au problème.

Utiliser des méthodes de contrôle efficaces et sans dangers pour la santé

Plusieurs méthodes de contrôle doivent être envisagées et non seulement l’utilisation d’insecticides. Les gestionnaires de parasites qualifiés devraient employer uniquement des insecticides homologués pour les punaises de lit. L’utilisation d’insecticide doit être restreinte au minimum nécessaire afin de limiter leur impact sur la santé des occupants. Les traitements doivent être répétés jusqu’à la disparition complète des punaises de lit.

Collaborer ensemble

Sans la collaboration de tous les acteurs concernés (occupants, propriétaires ou exploitants d’immeubles et gestionnaires de parasites qualifiés) il est difficile d’éliminer efficacement  les punaises de lit dans un logement ou un immeuble.

 

Sources: Ville de Montréal, Agence de la Santé et des services sociaux

 
 
 

Montréal se dote d’un plan d’action régional pour lutter contre les punaises de lit  

 

Montréal, le 24 mars 2011 

M. Michael Applebaum, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de l’habitation, et le Dr Richard Lessard, directeur de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, annoncent la mise en œuvre d’un plan d’action régional de lutte contre les punaises de lit dans les bâtiments résidentiels de l’île de Montréal. Ce plan s’inscrit dans la poursuite des efforts consacrés par les deux organisations depuis 2008 pour limiter la prolifération de ces insectes nuisibles. Il permettra notamment d’intervenir encore plus efficacement sur le terrain,  de surveiller l’évolution des infestations, d’intensifier la communication auprès des citoyens et de mobiliser les acteurs et intervenants concernés.

« Il est nécessaire d’agir rapidement pour contrôler l’ampleur des infestations et pour réduire leurs conséquences néfastes pour la population. Il faut éviter que se reproduisent à Montréal les situations vécues par d’autres grandes villes nord-américaines. Par la mise sur pied du plan d’action, la Ville manifeste concrètement sa volonté de limiter la propagation des infestations de punaises de lit sur l’île de Montréal » explique M. Applebaum.

« Selon un sondage réalisé en 2010, 2,7 % des ménages résidant sur l’île de Montréal auraient eu des punaises de lit dans leur domicile au cours des douze mois précédant l’enquête. Au cours des prochaines années, ce problème de salubrité pourrait prendre de l’ampleur et ses impacts sur la santé s’accroître. Dans le but de freiner la propagation des punaises de lit, la DSP entend participer pleinement à la mise sur pied du plan d’action en apportant son expertise scientifique en matière de surveillance, d’acquisition de connaissances et de soutien aux intervenants sur le terrain », précise le Dr Lessard.

Comme on le sait, les punaises de lit ont fait récemment un retour dans la plupart des grandes villes de la planète, et Montréal n’y échappe pas. Ces insectes piquent les dormeurs la nuit pour se nourrir de leur sang. Chez les occupants des logements infestés, les punaises de lit entraînent des problèmes dermatologiques et peuvent occasionner des problèmes de sommeil, du stress et de l’anxiété, voire de l’isolement social. De plus l’utilisation inappropriée d’insecticides pour se débarrasser des punaises peut causer des problèmes de santé.

 

Un plan d’action concret

Le plan d’action régional de lutte contre les punaises de lit comprend quatre volets :

Les interventions

Le plan prévoit le dépistage de punaises de lit par les inspecteurs municipaux lors de leurs interventions dans les logements. Une nouvelle réglementation sera également élaborée pour encadrer la cueillette des matelas et des autres gros objets sur la rue afin de diminuer les risques de prolifération des punaises. De plus, la Ville et la DSP souhaitent développer une méthode d’intervention à partir de projets pilotes pour accompagner propriétaires et locataires aux prises avec des infestations persistantes de punaises de lit. En outre, les gestionnaires des écoles, des CPE et des établissements de santé auront également accès à des outils et à de la formation pour les aider à faire face à la problématique dans leurs milieux respectifs.

La surveillance et le monitorage

Le plan propose différents moyens pour documenter et suivre l’évolution des infestations de punaises de lit dans les bâtiments résidentiels, dont la création d’une banque de données centralisée (observatoire). Celle-ci permettra de cerner de manière continue l’ampleur de l’infestation, sa répartition géographique et son évolution sur le territoire de l’île de Montréal. Cette banque de données sera alimentée par diverses sources d’information comme les requêtes des citoyens provenant du 311 et des arrondissements, les interventions des inspecteurs, les déclarations obligatoires des gestionnaires de parasites, les données des grands propriétaires résidentiels.  De plus, des enquêtes et sondages sur la prévalence des infestations et leurs impacts sur la santé seront réalisés.

La communication

Afin de diffuser largement les messages d’information et de prévention, les communications seront intensifiées auprès de la population. De nouvelles campagnes et de nouveaux outils seront réalisés. Les ressources et réseaux municipaux seront mis à profit : les arrondissements, l’Insectarium de Montréal, le réseau des bibliothèques, les inspecteurs municipaux et le service 311. De leur côté, les intervenants de CSSS et Info-Santé continueront également à diffuser l’information auprès de la population.

La concertation

Le plan prévoit la mise sur pied d’un comité de concertation régional visant à mobiliser l’ensemble des acteurs et intervenants concernés par la problématique des punaises de lit. Ce comité regroupera la Ville et ses arrondissements, la DSP et les Centres de santé et de services sociaux (CSSS), l’OMHM, les villes liées, l’Insectarium de Montréal, ainsi que les associations de propriétaires, de locataires et de gestionnaires de parasites.

Le Plan d’action régional de lutte contre les punaises de lit peut être consulté sur le site Internet de la Ville à l’adresse habitermontreal.qc.ca et sur le site de la DSP à l’adresse santepub-mtl.qc.ca

 

Sources : Ville de Montréal, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.