Vous êtes ici

Journée mondiale de lutte contre le SIDA - 1er décembre 2010

Le VIH demeure toujours présent au Québec, où il infecterait entre 500 et 1200 personnes par année. 

Une enquête récente démontre que les québécois-e-s connaissent moins bien qu'avant les situations où il n'y a pas de risque de transmission du VIH. 

 

La Journée mondiale sida est l'occasion de sensibiliser la population aux vrais modes de transmission pour lesquels il faut se protéger tout en permettant une attitude d'accueil envers les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Lorsque les PVVIH sont davantage respectées, cela favorise ensuite une meilleure prévention de la transmission.

Cependant, on déplore une certaine banalisation de cette infection, liée à l'apparition de thérapies antirétrovirales plus efficaces. La remontée non seulement de la chlamydiose génitale mais aussi d'autres ITSS comme l'infection gonococcique et la syphilis pourrait d'ailleurs être associée à cette banalisation du VIH.

 

Enquête

Marianne Beaulieu de la Direction de la Santé publique de Montréal a réalisé pour le MSSS, en mars 2010, une étude sur les attitudes de la population québécoise à l'égard des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Les résultats de cette enquête démontrent qu'il y a une recrudescence du manque de connaissances quant aux situations de la vie quotidienne où il n'y a pas de risque de transmission. Cela engendre indirectement de la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), par exemple en milieu de travail, alors que des craintes non-fondées de transmission du VIH amènent des réactions irrationnelles de peur d'être infecté en présence d'une PVVIH.

Attitudes envers les personnes vivant avec le VIH dans la population générale du Québec 1996 - 2010

Le principal objectif de cette enquête est de dresser un portrait des attitudes envers les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans la population générale du Québec en 2010. Elle a été réalisée par le biais d’un sondage téléphonique mené auprès de 1 500 Québécois de toutes les régions du Québec, âgés entre 15 et 64 ans et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. La même enquête avait été réalisée en 1996 auprès de 3501 Québécois ayant les mêmes caractéristiques. Le tableau suivant présente une comparaison des connaissances de la population québécoise quant aux modes de transmission du VIH/sida en 1996 et en 2010.

* différence significative entre 1996 et 2010

Ces résultats suggèrent que les connaissances quant aux modes de transmission du VIH se sont détériorées dans la population au Québec depuis 1996. Si les connaissances liées au risque de transmission lors de relations sexuelles (avec ou sans condom) n’ont pas changé entre 1996 et 2010, plusieurs mythes associés aux modes de transmission semblent réapparaître. En effet, en 2010, les modes de « non-transmission » sont moins bien connus de la population que les modes de  « transmission ».  Aussi, soulignons que très peu de répondants (un peu plus du tiers) sont en mesure de répondre correctement à la question concernant le risque de transmission du VIH lors d’une relation sexuelle avec condom et ce, peu importe l’année.

Les résultats de l’enquête concernant les attitudes envers les personnes vivant avec le VIH/sida seront publiés dans les prochaines semaines….À suivre.

SITUATIONS DES CRAINTES DE TRANSMISSION DU VIH DANS LA VIE QUOTIDIENNE

  • Lorsqu'on embrasse sur la joue une personne infectée par le virus du sida
  • Lorsqu'on boit dans le même verre qu'une personne infectée par le virus
  • Lorsqu'une personne infectée par le virus du sida tousse ou éternue sur vous
  • Lorsqu'on serre la main d'une personne infectée par le virus du sida
  • Lorsqu'on travaille dans le même bureau qu'une personne infectée par le sida

Le VIH peut-il être transmis lors d'activités de la vie quotidienne?

Partager un repas, boire dans le même verre, serrer quelqu'un dans ses bras sont des contacts et activités de tous les jours. Cela ne cause pas la transmission du VIH. Le VIH ne se transmet ni en parlant, ni en travaillant avec une personne infectée par le virus. De même, un éternuement ou la toux ne transmettent pas le VIH.

Comment le VIH est-il transmis?

Le VIH est présent dans les liquides biologiques, comme le sang, le sperme, le sang menstruel ou les sécrétions vaginales d'une personne séropositive. Le VIH est transmis principalement au cours de contacts sexuels non protégés avec une personne infectée. Toute pénétration anale ou vaginale non protégée par le condom rend possible la transmission du VIH. Il faut se protéger lorsque des lésions sont visibles ailleurs sur le corps, par exemple une coupure fraîche ou une lésion dans la bouche. Le VIH peut aussi se transmettre par voie sanguine, à l'occasion du partage de seringues et de matériel d'injection. Une mère infectée par le VIH peut transmettre le virus à son bébé pendant la grossesse, au moment de l'accouchement et, plus rarement, durant l'allaitement.

Pour plus d'informations:

Questions sur le VIH/SIDA - Ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS)