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Les femmes du Sud-Ouest participent activement à la semaine de la Marche Mondiale des femmes!

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !

Solidarité, égalité, liberté, justice et paix. Voici les 5 valeurs que revendiquent les femmes sur les 5 continents.

« Alors que la pauvreté divise, la marche rassemble, rapproche, c’est un mouvement collectif de femmes solidaires, on est comme des sœurs. » souligne une participante de Pointe-Saint-Charles. C’est pour ces raisons que du 12 au 17 octobre, les femmes du Sud-Ouest ont participées activement à la Marche Mondiale des Femmes. 

Pour beaucoup de femmes du Sud Ouest, ce fut une grande aventure, une expérience collective forte et inoubliable, un « bain de femmes » dans un climat de paix, de non-violence, de la solidarité. Comme le souligne plusieurs participantes :

« Nous avons senti que nous faisions  partie d’un mouvement d’ampleur, d’une communauté. » 

« L’espoir était palpable ! »

« Nous devons continuer à petits pas », telle la symbolique de la Marche, ensemble, pour gagner du terrain. 

« Ce fut l’opportunité de rencontrer les femmes des 4 coins du Québec, de créer des contacts, des liens, d’être solidaires avec les femmes du monde entier! L’occasion de s’ouvrir sur d’autres réalités, d’autres contextes, d’autres pays, avec finalement les mêmes problématiques,  les mêmes contraintes : celles de la condition féminine. »

« Le féminisme n’est pas mort, et je suis fière d’être féministe. Les hommes peuvent être des alliés importants, nous ne sommes pas contre les hommes, nous luttons contre le système patriarcal. »

« Comme dit Emma Goldman, "Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution." »

Rappelons que le 12 octobre près de 70 manifestantEs ont pris la rue dans leur quartier (Pointe-Saint-Charles, Verdun et St Henri) pour se rassembler  (200 personnes environ) devant les bureaux de la députée Marguerite Blais. Des vêtements usés ont coloré des lieux symboliques, affichant nos revendications : l’augmentation du salaire minimum à 10,69 $, l’abolition des catégories à l’aide sociale, la non récupération des pensions alimentaires pour enfant, des investissements importants dans le logement social ainsi que la reconnaissance des compétences des femmes immigrantes.

Le 13 octobre  un contingent de Pointe-Saint-Charles a rejoint les 500 montréalaises et montréalais au centre ville pour crier halte la privatisation et la tarification des services publics, notamment de santé. « La santé n’est pas une marchandise, mais un bien commun à protéger. » Les femmes, les plus préoccupées et touchées, ont dénoncé les injustices et rappelé  les principes d'universalité et d'accessibilité.

 Jeudi 14 octobre : de nombreux ateliers et kiosques ont eu lieu à Concordia pour discuter de la lutte contre la marchandisation du corps des femmes et pour exiger le retour des cours d’éducation à la sexualité à l’école et une législation empêchant les publicités sexistes, ainsi que la protection du droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants en respectant le droit à l’avortement. « Depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs, et la montée en puissance de la droite religieuse, il y a eu cinq projets de loi privés visant à criminaliser indirectement l’avortement. Nous devons nous battre pour garantir nos acquis.»

Vendredi 15 octobre : pour cette journée pour la paix et la démilitarisation, les femmes se sont rassemblées au parc Simone Monet-Chartrand et ont pris le pont Viau, pour revendiquer la fin du recrutement militaire dans les établissements scolaires par les forces armées et le retrait immédiat des troupes en Afghanistan. Faisant preuve d’une diversité des stratégies, certaines ont occupé le bureau de la ministre de la Condition féminine Christine St-Pierre et des bannières géantes ont été accrochées au pont Jacques-Cartier.

Le 16 octobre les femmes du Sud-Ouest se vont rendues à Rimouski pour le grand rassemblement national. L’accueil par les Rimouskoises ainsi que par les femmes autochtones fut chaleureux, avec une cérémonie de purification et des chants rythmés par un tambour. La grande cheffe des Malécites de Viger, Anne Archambault, fait une offrande à la Terre Mère et à toutes les mères, telle une ode à nos ancêtres qui ont travaillé fort pour faire avancer la cause des femmes. Elle dénonce également la pauvreté, la violence faite aux femmes et le manque de services publics dans les communautés autochtones. En ce jour, les femmes demandent au gouvernement du Canada d’adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones sans conditions.

Le lendemain l’événement de clôture de la semaine d’action de la Marche mondiale des femmes a rassemblé plus de 10 000 personnes, dans une atmosphère festive, combative, colorée et solidaire, démontrant la force et la détermination du mouvement féministe. C’est un écho au rassemblement international de la Marche mondiale des femmes qui a eu lieu simultanément à Bukavu, en République démocratique du Congo, où plus de 2000 femmes d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Asie se sont réunies. Au Québec, avec le ressac antiféministe et le «le vent de droite» qui fait reculer le droit des femmes à l'égalité au Québec, la lutte n’est pas finie !

Dans la continuité de la marche de 1995 Du Pain et des Roses, où les femmes ont parcouru 200 km en 10 jours, la Marche mondiale des femmes est devenue un mouvement mondial incontournable. Née en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, des millions de femmes à travers le monde  ont marché contre la pauvreté et la violence en 2000 et 2005. En 2010, la Marche mondiale des femmes rallie quelque 4500 groupes provenant de 150 pays et territoires. 

Comité local pour la Marche Mondiale des Femmes 2010

http://ccpsc.qc.ca/mmf2010