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Notre système de santé n’est pas à vendre ! Manifestation en marge de la Conférence de Montréal

Régit aux normes et dictats de l’économie marchande, notre système de santé s’effrite. Or, il s’agit d’un bien collectif et il n’est pas à vendre !!!

Départ collectif : 12h pile au métro Charlevoix

Billets de métro fournis sur inscription seulement

514-937-9251 poste 7279

Rendez-vous en face du
Hilton Bonaventure Montréal
900, rue de la Gauchetière Ouest
9 juin à 12h30

Le 9 juin 2005, la Cour suprême du Canada rendait son jugement dans l’affaire Chaoulli, qui a été vu par le gouvernenement Charest comme une opportunité d’ouvrir la porte à la privatisation et à la marchandisation des soins de santé. Et pourtant, il y a 40 ans que le Québec s’est doté d’un régime public et universel de santé, justement parce que le privé n’était pas en mesure de répondre aux besoins de la population en matière de santé et qu’en plus, cela créait des grandes inéquités sociales.


Dans cette ère où tout est à l’économie, la conférence de Montréal, qui se déroule cette année sous le thème Innover pour réussir dans un nouveau marché global aura une journée qui s’intitule Santé : propriété intellectuelle et gouvernance. Voilà que les ténors de l’idéologie néolibérale mondialisée s’intéresse de près à la santé - domaine qui peut aussi être négocié par traité de libre-échange international - qu’ils voient comme une source potentielle de profits !
Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, la santé constitue l’un des droits humains fondamentaux. Dans un rapport datant de 1999, elle considère que : " L’assujettissement au marché pour le financement de la santé entraîne des inégalités intolérables dans l'exercice d'un droit fondamental de tout être humain, mais, en outre, les recherches et l'expérience montrent de plus en plus que le marché de la santé est inefficace ".
Et que fait notre gouvernement ? Au lieu de proposer des solutions publiques pour le système de santé, le gouvernement Charest cherche plutôt à nous imposer le principe de l’utilisateur payeur et il encourage le clan des promoteurs du privé et fait le choix d’une ouverture à la marchandisation de la santé avec des mesures telles que la contribution santé et la franchise santé, qui équivaut à un ticket modérateur.


Nous sommes contre toute marchandisation des services sociaux et de santé, toute privatisation active ou passive du système québécois de santé et toute mesure ayant pour effet d’instaurer un système à deux vitesses.Nous nous opposons à ce que le domaine de la santé et des services sociaux soit laissé entre les mains des tenants de l’idéologie néolibérale.


Seul un système intégralement public, géré et financé publiquement, est garant d’un système équitable et efficient.

Organisée par la Coalition Solidarité Santé
Pour informations : (514) 442-0577 ou cssante@gmail.com