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Manifestation contre la tarification, les compressions, et la privatisation des services publics

Soyons nombreux et nombreuses à manifester le 1er avril pour envoyer un message fort :
Les services publics, c’est un droit, pas un privilège !!!

le Jeudi, 1er avril 2010 à 13h au Square Phillips

(coin Ste-Catherine et Union, Métro McGill)

Départ collectif de Pointe-Saint-Charles à 12h15 au Carrefour d'éducation populaire

2356 rue Centre

Le gouvernement libéral de Jean Charest nous annonce qu’il faudra se serrer la ceinture pour éliminer le déficit entraîné (nous dit-on) par la crise économique. Les mesures qu’il privilégie sont les compressions budgétaires et l’augmentation des tarifs. La liste des tarifications que le gouvernement pourrait mettre en place est impressionnante: hausse des tarifs d’électricité, hausse des primes à l’assurance-médicaments, introduction d’un ticket-modérateur en santé, hausse des frais de scolarité, hausse éventuelle des frais de garderie, instauration d’une tarification de l’eau, hausse de la TVQ qui dépasserait le 1% déjà annoncé, etc.

De telles mesures vont nuire d’abord aux plus pauvres, encore majoritairement les femmes (personnes à l’aide sociale, travailleurs et travailleuses précaires et au salaire minimum, étudiants et étudiantes, personnes âgées, personnes racisées, etc.) et appauvrir la classe moyenne. Sans parler de la qualité des services publics et leur accessibilité qui risquent d’écoper.

L’accès à des services publics universels et de qualité est l’un des moyens pour assurer la réalisation des droits humains et pour agir efficacement sur les causes de la pauvreté. Les services publics ont été créés pour que toutes et tous y aient accès sur la base de leurs besoins et non de leur capacité de payer. De plus, la privatisation et la réduction des services publics, en plus de rendre plus difficile l’accès à ces services, forcent souvent les femmes à assumer elles-mêmes ces services dans la sphère domestique.

Une fiscalité plus progressive assurerait une meilleure redistribution de la richesse et permettrait à l’État d’augmenter ses revenus pour garantir de
meilleurs programmes et services. Plutôt que de gratter le fond de nos poches, le gouvernement pourrait plutôt aller chercher des milliards par:

  • la lutte contre l’évasion et l’évitement fiscal;
  • l’ajout d’au moins un palier d’imposition pour les particuliers à hauts revenus;
  • la réduction ou l’abolition de certaines exemptions fiscales qui ne profitent qu’aux riches;
  • la lutte contre la corruption dans l’attribution des contrats gouvernementaux;
  • une saine gestion des finances publiques.

Les compressions, les tarifications et la privatisation ne sont pas la solution. Pour financer adéquatement les services publics et les programmes sociaux et pour lutter contre la pauvreté: redistribuons la richesse!

Pour plus d'informations:

 

La tarification des services publics... Le saviez-vous?

 

 

L’évasion dans les paradis fiscaux représente annuellement un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars pour nos gouvernements et met en péril la sécurité sociale du pays ainsi que le maintien des programmes sociaux qui s’effritent continuellement.

En 1993, les cinq plus grandes banques canadiennes avaient détourné 302 millions $ dans les paradis fiscaux et 15 ans plus tard, en 2007, elles ont amplifié considérablement cette fuite d’impôts sur le revenu par une sortie d’impôts de 2,4 milliards $. Il s’agit ici d’une augmentation de 2,1 milliards $ ou de 700 %. Loin de se résorber, la situation s’hypertrophie chaque année. Il faut mettre fin à l’évasion fiscale généralisée dans les paradis fiscaux en interdisant la présence de nos banques dans ces endroits.

Source: Banques canadiennes et paradis Fiscaux : Fraudeuses du Fric, À Babord, no 28 février/mars 2009

Pour la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, la lutte à la pauvreté passe par la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux de tous et de toutes.

En 2009, SAVIEZ-VOUS...

  • Que pour survivre, une personne seule bénéficiaire de l’aide sociale ne reçoit que 588, 92 $ pas mois, incluant le retour sur la TVQ?

  • Qu’à Montréal, 40 % des travailleuses et des travailleurs gagnent moins de 20 000 $ par an, soit en deçà du seuil de faible revenu (SFR) calculé par Statistique Canada?

  • Que 91 265 des ménages, soit 18,9 % des locataires montréalaisES, consacrent plus de 50 % de leur revenu pour leur loyer?

  • Que 30 000 personnes se trouvent en situation d’itinérance à Montréal?

Source: http://sites.google.com/site/coalitionantipauvretemontreal/

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