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Marche mondiale des femmes


 

Marche mondiale des femmes 2012

Le 10 décembre, dans le cadre des 24 heures d’action féministe appelé par la Marche mondiale des femmes, les groupes membres de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) organiseront des actions partout en régions.
 
Ces actions  viseront à :

  • questionner le rôle des entreprises d’exploitation des ressources naturelles ici et ailleurs (pensons au Plan Nord ici et aux minières canadiennes présentes en Amérique latine et en Afrique)
  • questionner le développement économique imposé par ses entreprises partout dans le monde
  • dénoncer l’absence de réflexion quant à l’analyse des impacts de ce modèle de développement économique sur les femmes et sur leur environnement, notamment les femmes autochtones

 
La CQMMF invite donc ses membres et alliéEs à participer à ces actions féministes qui auront lieu le 10 décembre prochain entre 12h et 13h partout au Québec. À Montréal, une soirée publique sera aussi organisée le même jour afin de discuter davantage des impacts de la marchandisation des ressources naturelles sur les femmes et leurs moyens de résistance face à celle-ci. Plus de détails sur ces deux activités vous seront transmis dans les prochains jours.
Pour savoir ce qui se passe dans votre coin, nous vous invitons à contacter un groupe de femmes de votre localité!
 
 
Geneviève Gauthier
Organisatrice communautaire et responsable de la mobilisation
Fédération des femmes du Québec
Tél : 514 876 0166 poste 1508
www.ffq.qc.ca
 

Marche mondiale des femmes 2010

 

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !

Solidarité, égalité, liberté, justice et paix. Voici les 5 valeurs que revendiquent les femmes sur les 5 continents.

« Alors que la pauvreté divise, la marche rassemble, rapproche, c’est un mouvement collectif de femmes solidaires, on est comme des sœurs. » souligne une participante de Pointe-Saint-Charles. C’est pour ces raisons que du 12 au 17 octobre, les femmes du Sud-Ouest ont participées activement à la Marche Mondiale des Femmes. 
Pour beaucoup de femmes du Sud Ouest, ce fut une grande aventure, une expérience collective forte et inoubliable, un « bain de femmes » dans un climat de paix, de non-violence, de la solidarité. Comme le souligne plusieurs participantes :
« Nous avons senti que nous faisions  partie d’un mouvement d’ampleur, d’une communauté. » 
« L’espoir était palpable ! »
« Nous devons continuer à petits pas », telle la symbolique de la Marche, ensemble, pour gagner du terrain. 
« Ce fut l’opportunité de rencontrer les femmes des 4 coins du Québec, de créer des contacts, des liens, d’être solidaires avec les femmes du monde entier! L’occasion de s’ouvrir sur d’autres réalités, d’autres contextes, d’autres pays, avec finalement les mêmes problématiques,  les mêmes contraintes : celles de la condition féminine. »
« Le féminisme n’est pas mort, et je suis fière d’être féministe. Les hommes peuvent être des alliés importants, nous ne sommes pas contre les hommes, nous luttons contre le système patriarcal. »
« Comme dit Emma Goldman, "Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution." »
Rappelons que le 12 octobre près de 70 manifestantEs ont pris la rue dans leur quartier (Pointe-Saint-Charles, Verdun et St Henri) pour se rassembler  (200 personnes environ) devant les bureaux de la députée Marguerite Blais. Des vêtements usés ont coloré des lieux symboliques, affichant nos revendications : l’augmentation du salaire minimum à 10,69 $, l’abolition des catégories à l’aide sociale, la non récupération des pensions alimentaires pour enfant, des investissements importants dans le logement social ainsi que la reconnaissance des compétences des femmes immigrantes.
Le 13 octobre  un contingent de Pointe-Saint-Charles a rejoint les 500 montréalaises et montréalais au centre ville pour crier halte la privatisation et la tarification des services publics, notamment de santé. « La santé n’est pas une marchandise, mais un bien commun à protéger. » Les femmes, les plus préoccupées et touchées, ont dénoncé les injustices et rappelé  les principes d'universalité et d'accessibilité.
 Jeudi 14 octobre : de nombreux ateliers et kiosques ont eu lieu à Concordia pour discuter de la lutte contre la marchandisation du corps des femmes et pour exiger le retour des cours d’éducation à la sexualité à l’école et une législation empêchant les publicités sexistes, ainsi que la protection du droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants en respectant le droit à l’avortement. « Depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs, et la montée en puissance de la droite religieuse, il y a eu cinq projets de loi privés visant à criminaliser indirectement l’avortement. Nous devons nous battre pour garantir nos acquis.»
Vendredi 15 octobre : pour cette journée pour la paix et la démilitarisation, les femmes se sont rassemblées au parc Simone Monet-Chartrand et ont pris le pont Viau, pour revendiquer la fin du recrutement militaire dans les établissements scolaires par les forces armées et le retrait immédiat des troupes en Afghanistan. Faisant preuve d’une diversité des stratégies, certaines ont occupé le bureau de la ministre de la Condition féminine Christine St-Pierre et des bannières géantes ont été accrochées au pont Jacques-Cartier.
Le 16 octobre les femmes du Sud-Ouest se vont rendues à Rimouski pour le grand rassemblement national. L’accueil par les Rimouskoises ainsi que par les femmes autochtones fut chaleureux, avec une cérémonie de purification et des chants rythmés par un tambour. La grande cheffe des Malécites de Viger, Anne Archambault, fait une offrande à la Terre Mère et à toutes les mères, telle une ode à nos ancêtres qui ont travaillé fort pour faire avancer la cause des femmes. Elle dénonce également la pauvreté, la violence faite aux femmes et le manque de services publics dans les communautés autochtones. En ce jour, les femmes demandent au gouvernement du Canada d’adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones sans conditions.
Le lendemain l’événement de clôture de la semaine d’action de la Marche mondiale des femmes a rassemblé plus de 10 000 personnes, dans une atmosphère festive, combative, colorée et solidaire, démontrant la force et la détermination du mouvement féministe. C’est un écho au rassemblement international de la Marche mondiale des femmes qui a eu lieu simultanément à Bukavu, en République démocratique du Congo, où plus de 2000 femmes d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Asie se sont réunies. Au Québec, avec le ressac antiféministe et le «le vent de droite» qui fait reculer le droit des femmes à l'égalité au Québec, la lutte n’est pas finie !
Dans la continuité de la marche de 1995 Du Pain et des Roses, où les femmes ont parcouru 200 km en 10 jours, la Marche mondiale des femmes est devenue un mouvement mondial incontournable. Née en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, des millions de femmes à travers le monde  ont marché contre la pauvreté et la violence en 2000 et 2005. En 2010, la Marche mondiale des femmes rallie quelque 4500 groupes provenant de 150 pays et territoires. 
Comité local pour la Marche Mondiale des Femmes 2010
http://ccpsc.qc.ca/mmf2010

Les Capsules vidéo ' On a assez tiré l'élastique' présentant les 5 revendications de la Marche Mondiale des Femmes

  1. Capsule vidéo sur l’autonomie économique des femmes
  2. Capsule vidéo portant nos revendications pour la fin de la privatisation des services publics et du bien commun – santé, éducation, eau, énergie éolienne – et contre toute augmentation des tarifs de ces services.
  3. Capsule vidéo sur la violence faites aux femmes: revendication quant au droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d’avortement gratuits offerts partout au pays. Nous exigeons du gouvernement du Québec qu’il légifère sur les publicités sexistes et qu’il mette en place dans les écoles, des cours d’éducation à la sexualité promouvant des rapports égalitaires dans une perspective non sexiste et non hétérosexiste.
  4. Capsule vidéo traitant de nos revendications portant sur la démilitarisation
  5. Capsule vidéo sur les droits des peuples autochtones

 

8 mars :lancement des activités de la Marche mondiale des femmes 2010

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La Coalition locale pour la Marche Mondiale des Femmes 2010 est composée des groupes suivants: Madame prend congé, Services juridiques communautaire de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne, Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles et Action-Gardien.
Photo: départ du métro Charlevoix pour se rendre à l'action 'Imaginez 3 minutes sans les femmes' au Complexe Desjardins.

Voir la vidéo de l’action « freeze » au Complexe Desjardins ici

Nous appuyons les revendications québécoises suivantes:

Champ d’action « Travail des femmes : Autonomie économique des femmes »: Mesures urgentes de lutte contre la pauvreté

Nous revendiquons une augmentation du salaire minimum afin que les personnes rémunérées au salaire minimum qui travaillent 40 heures par semaine aient un revenu annuel équivalent au seuil de faible revenu avant impôt établi par Statistique Canada pour une personne seule. Pour 2009, le salaire minimum devrait être fixé à 10,66 $ l’heure.
Nous revendiquons l’abolition des catégories à l’aide sociale(« apte et inapte à l’emploi »), pour lutter contre les préjugés pourgarantir à toute personne un revenu minimal qui assure la couverture des besoins vitaux dans le respect de sa dignité. Ce montant devra faire l’objet d’une indexation annuelle automatique.

 Champ d’action « Bien commun et accès aux ressources »

Nous revendiquons la fin de la privatisation des services publics et du bien commun (santé, éducation, eau, énergie éolienne) et nous nous opposons à toute augmentation des tarifs de ces services.

Champ d’action « Violence envers les femmes comme outil de contrôle du corps des femmes »

Nous revendiquons que le gouvernement du Québec mette en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre les violences envers les femmes, notamment l’hypersexualisation et la marchandisation du corps des femmes, en commençant par :

  • légiférer en matière de pratique publicitaire ;
  • mettre en place des cours spécifiques d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires et non sexistes.

Nous revendiquons que le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d’avortement gratuits offerts par les réseaux publics et communautaires et le développement de nouveaux services publics dans les zones peu desservies.

Champ d’action « Paix et démilitarisation »

Nous revendiquons que le gouvernement du Québec interdise le recrutement militaire dans tous les établissements d’enseignement du Québec.
Nous revendiquons que le gouvernement du Canada retire immédiatement ses troupes de l’Afghanistan.

Champ d’action « Droits des femmes autochtones »

Nous revendiquons que le Canada signe la Déclarationdes Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et mette en œuvre les droits qui y sont contenus avec une attention particulière sur les droits des femmes et des enfants autochtones.
 

Pour plus d'informations sur la Marche Mondiale des Femmes:

Marche mondiale des femmes : www.marchemondiale.org
Fédération des femmes du Québec:  http://www.ffq.qc.ca/luttes/marche-mondiale-des-femmes/a-propos/
 
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Le secrétariat international de la Marche Mondiale des femmes est solidaire contre la répression du G-20 à Toronto

12 juillet 2010

Chères camarades,

 

Nous, de la Marche mondiale des femmes, sommes au milieu de notre troisième action internationale. Pendant que vous occupiez les rues au Canada, nous avons occupé les rues le 28 juin dernier en solidarité avec nos camarades qui résistent au Honduras. Nous avons occupé les rues de Istanbul en Turquie le 30 juin dernier avec plus de 5000 femmes venant de 22 pays européen, et ce, en solidarité avec les luttes de nos camarades turques, kurdes, chypriotes et grecques.

 

Nous menons nos combats dans un contexte de renforcement, de la répression et de la criminalisation des luttes sociales partout dans le monde. On voit l'utilisation de la violence sexuelle comme une manière de dire aux femmes que l'espace public, ce n'est pas pour nous. Mais nous n'avons pas peur! Notre réponse : c'est le renforcement des luttes féministes partout dans le monde.

 

Nous sommes en alerte avec la situation qui touche nos camarades, particulièrement avec vous, à Toronto. Nous  disons haut et fort que nous sommes contre les fausses solutions aux crises économiques, financières, sociales, politiques, menées par les gouvernements néolibéraux et les institutions internationales maintenant travesties de G20.

 

L'unique solution possible, c'est défier le capitalisme, le patriarcat et le racisme.

Nous serons en marche jusqu'à ce que nous soyons toutes libres.

 

Beijos et bonne chance,

 

Miriam Nobre, coordonnatrice

Secrétariat International de la MMF

 

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La petite histoire de la Marche Mondiale des Femmes

1995 : Du pain et des Roses

En 1995, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) coordonnait une première grande marche québécoise féministe : la Marche « Du pain et des roses ». Pendant dix jours, du 26 mai au 4 juin, 850 femmes ont marché 200 km vers le Parlement à Québec pour faire reculer la pauvreté des femmes. Le 4 juin, 15 000 personnes ont accueilli les marcheuses. Elles portaient 9 revendications : la mise en oeuvre d’un programme d’infrastructures sociales, la hausse du salaire minimum, la création de programmes d’insertion ou de réinsertion à l’emploi, l’accès à des programmes de formation, le gel des frais de scolarité et l’augmentation des bourses aux étudiantes et étudiants, l'adoption d'une loi sur
l’équité salariale, la réduction de la période de parrainage par leur mari pour les femmes immigrantes, la mise en place d’un système de perception automatique des pensions alimentaires avec retenue à la source et la création de logements sociaux.

La Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles participe à la Marche du pain et des roses en 1995

Cette mobilisation sans précédent a permis aux québécoises de faire des gains importants. C’est d’ailleurs pendant la Marche « Du pain et des roses » qu’a germé l’idée d’entreprendre une Marche mondiale des femmes pour marquer le début du XXIe siècle. Mondialisation, désengagement de l’État, montée de la droite, des fondamentalismes et de l’antiféminisme, c’est dans ce contexte mondial qu’est née la Marche mondiale des femmes. Dans une telle conjoncture, la nécessité de poursuivre nos luttes avec les femmes du monde s’est avérée un
enjeu fondamental. À la mondialisation des marchés, nous allions opposer la mondialisation de nos solidarités!

Marche Mondiale de 2000

C’est ainsi qu’en 2000, cinq millions de signatures ont été déposées à l’ONU. Au Québec, nous marchions pour soutenir 21 revendications, structurées en quatre blocs distincts : instaurer des programmes pour lutter contre la pauvreté et la violence, redistribuer la richesse pour améliorer les conditions de vie, éliminer la discrimination envers toutes les femmes, établir des lois pour le respect des droits des femmes. Du 9 au 14 octobre 2000, plus de 40,000 femmes et hommes, dont une très grande majorité de femmes, ont participé à des marches locales, régionales ou au rassemblement montréalais du 14 octobre, la plus grosse manifestation féministe jamais tenue au Québec! Malheureusement, les gains réalisés sont loin d'avoir été à la hauteur de notre mobilisation.

Marche mondiale de 2005

  La Marche mondiale des femmes en l’an 2000 a été un moment de solidarité historique. La Marche mondiale des femmes est devenue un mouvement irréversible d’actions féministes rassemblant des groupes et organisations de la base oeuvrant pour éliminer les causes qui sont à l’origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes. Ainsi, les actrices de la marche s’engagent à réaliser une action mondiale en 2005 et adoptent un plan d’action qui comprend l’élaboration et l’adoption d’une Charte mondiale des femmes pour l’humanité et une marche à
relais. Une proposition du Québec!
La Charte mondiale des femmes présente 31 affirmations s’articulant autour des valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix. La Charte propose de construire un monde où l'exploitation, l'oppression, l'intolérance et les exclusions n'existent plus; un monde dans lequel la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés.
En 2005, la Charte a traversé 56 pays et territoires. Au Québec, c’est le 7 mai que nous avons accueilli le relais. Près de 15 000 personnes se sont mobilisées! Transmise de main en main à travers une chaîne humaine de plus de 2000 femmes, la Charte mondiale des femmes pour l’humanité a été portée devant le Parlement à Québec.