Lutte pour le droit à la santé
La Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles reconnaît la santé comme un droit essentiel, collectif et non négociable! |
- Signez la pétition 'L’ASSURANCE PRIVÉE EN SANTÉ : UN CADEAU EMPOISONNÉ'
- Vidéos contre la privatisation en santé (NOUVEAU!)
- Les médecins s'unissent pour dénoncer le ticket modérateur
- « Un budget toutes voiles dehors pour les gens riches et en santé »: prise de position de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
- Le comité de lutte en santé de la Clinique communautaire
- Pour plus d'informations au sujet de la privatisation du système de santé québécois:
Signez la pétition 'L’ASSURANCE PRIVÉE EN SANTÉ : UN CADEAU EMPOISONNÉ'
On ne peut changer fondamentalement la vie des gens sans les consulter. Le gouvernement du Québec doit tenir un véritable débat public sur le système de santé.
CONTRE LE PRIVÉ
- Le privé favorise les riches, qui ont un accès plus rapide.
- Le privé coûte plus cher.
- Le privé ne règle pas les pénuries ni les listes d’attente.
POUR LE PUBLIC
- Le public, c'est un accès égal pour tout le monde.
- Le public coûte moins cher.
- Le public garantit des soins de qualité.
Vous pouvez la signer à l'adresse suivante: http://www.votezsante.com/
Vidéos contre la privatisation en santé (NOUVEAU!)
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Je me souviens (réalisation Funambules médias, 2010)
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Santé à bout de bras (réalisation Funambules médias, 2010)
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La lutte contre la privatisation du sytème de santé ou le 'combat du recommencement'! (Réalisation: Santiago Bertolino, durée: 12 minutes, 2008)
Les médecins s'unissent pour dénoncer le ticket modérateur
Quelques citations tirées de l'article qui est paru le 29 avril 2010 dans le Devoir.
- « Inutile, parce que «le ticket modérateur, loin de diminuer les coûts, les augmente», ajoute le doyen de la Faculté de médecine de l'Université Laval, Pierre J. Durand »
- « En décourageant une consultation rapide, la prévention et le suivi, la franchise a le potentiel d'entraîner une détérioration de la santé des Québécois, croient-ils. Le Dr Guillaume Charbonneau, du Collège québécois des médecins de famille, avance que «ça va augmenter le nombre de décès, le nombre d'hospitalisations et leur coût ».
- « Il y a une chose qui ne coûte pas cher, c'est de laisser mourir les gens!» argue le Dr Durand. Citant différentes études, le doyen explique qu'«on arrive à contrôler les coûts quand les services de première ligne sont très forts et très accessibles, pas quand on fait payer les patients.»
- « Les médecins ont tenu à déboulonner le mythe voulant que les Québécois consultent à tort et à travers. «Qui a vraiment envie d'abuser douze heures dans une salle d'attente?» demande la présidente de Médecins québécois pour le régime public, la Dre Marie-Claude Goulet »
- « Pour les médecins, d'autres options s'offrent au gouvernement pour combler le manque à gagner de 500 millions de dollars en santé. Le Dr Louis Godin estime qu'un meilleur investissement dans la médecine de famille et la première ligne engendrerait «des gains importants qui pourraient nous aider à régler notre problème de financement ».
« Un budget toutes voiles dehors pour les gens riches et en santé »: prise de position de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
En 1968, une poignée de jeunes étudiants et finissants de l’université McGill s’associaient à des citoyens et citoyennes du quartier Pointe-Saint-Charles pour mettre sur pied des services sociaux et de santé de première ligne dans ce quartier où il n’y en avait alors aucun. Avec justesse, ces précurseurs associaient déjà étroitement justice sociale et amélioration des conditions de santé. Orientation maintenue et défendue bec et ongle depuis. L’embarcation était à l’eau pour un long voyage.
Selon notre expérience acquise au fil de ces années, le récent budget Bachand-Charest aura un effet négatif sur les déterminants de la santé, l’accès aux soins, tout en s’attaquant bien mal au problème des inégalités et de la pauvreté au Québec.
Un effet négatif sur les déterminants de la santé
Qu’entendons-nous par déterminants de la santé? Sans en faire une nomenclature exhaustive, voici une brève définition qu’en fait l’Organisation mondiale de la Santé :
« Les déterminants sociaux de la santé sont les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie. Ces circonstances qui reflètent des choix politiques, dépendent de la répartition du pouvoir, de l'argent et des ressources à tous les niveaux, mondial, national et local. Les déterminants sociaux de la santé sont l'une des principales causes des inégalités en santé, c'est à dire des écarts injustes et importants que l'on enregistre au sein d'un même pays ou entre les différents pays du monde. » (1) (souligné par nous)
Concernant les effets négatifs des ces inégalités sociales sur la santé des québécois et québécoises, voici comment celles-ci sont résumées par trois directeurs de la Santé publique du Québec:
« Si les personnes défavorisées sur les plans matériel et social sont généralement en moins bonne santé, elles ont également une espérance de vie moindre que les personnes plus favorisées. En 2000-2002, les hommes québécois les plus défavorisés vivaient en moyenne huit ans de moins que les plus favorisés. Il en résulte une situation paradoxale: les populations les plus défavorisées sur le plan socio-économique, c’est-à-dire celles qui ont le moins les moyens de payer pour leur santé, sont également celles qui ont le plus besoin des services de santé; 20 % des coûts des services de santé seraient attribuables aux inégalités socio-économiques. Cette réalité apparaît particulièrement préoccupante dans le contexte où l’on observe, depuis le début des années 1990, une augmentation des inégalités de revenu familial après impôt. » (2) (souligné par nous)
En introduisant une taxe régressive sur les soins de santé, le budget Bachand ne fera qu’accroître ces inégalités sociales en santé et aura donc un impact négatif sur la santé des personnes à faibles revenus. Il est évident que cette taxe, fixée au même montant pour tous, n’aura pas les mêmes conséquences pour qui gagne 20 000$ ou 200 000$ par année. Cela tombe sous le sens. Combinée aux autres taxes et tarifications régressives comprises dans ce budget (hausse des frais de scolarité, hausse des tarifs d’électricité, hausse de la TVQ, etc.), il est clair que se sont encore une fois les personnes à revenus modestes et leur santé qui écoperont le plus. Au lieu de les réduire, on creuse les écarts sociaux.
Le ticket modérateur et l’accès aux soins de santé
Toujours selon ces mêmes directeurs de Santé publique, l’introduction d’un ticket modérateur (fut-il maquillé en ticket « orienteur »), aura aussi des conséquences négatives sur la santé des personnes à faibles revenus.
« Plusieurs études ont montré que l’utilisation d’un ticket modérateur réduisait l’utilisation des services médicaux, à la fois nécessaires et non nécessaires. Dans le cas des consultations nécessaires, l’effet dissuasif associé au ticket modérateur peut entraîner un report de la consultation à un stade plus avancé de la maladie, alors que le traitement est plus complexe et plus cher. L’introduction d’un ticket modérateur en Saskatchewan en 1968 a été associée à une réduction de 6% de l’utilisation annuelle des services médicaux. Cette réduction s’explique principalement par la baisse de 18% des consultations médicales par les personnes âgées et les plus défavorisées économiquement. » (3)
On comprendra qu’à moins d’être de très mauvaise foi, le ministre des finances du Québec peut difficilement démontrer que cette mesure aura des effets positifs sur la santé les personnes économiquement moins favorisées. Au contraire, comme pour les taxes régressives, cette mesure affectera d’abord ceux-ci en réduisant leur accès aux soins de santé. Deux mesures qui vont donc dans le sens opposé à la lutte aux inégalités sociales et à une action sur les déterminants de la santé. Comme si ce n’était pas assez, le ministre et le premier ministre s’engagent de plus à couper dans les services publics venant en aide, plus souvent qu’autrement, à ces mêmes personnes dans le besoin. On ajoute ici l’insulte à l’injure.
S’attaquer aux problèmes des inégalités et de la pauvreté: une priorité
Quand une personne, pour une raison ou une autre, bascule dans ce qu’il est convenu d’appeler la « trappe » de la pauvreté, nous pouvons témoigner qu’il faut toute une artillerie de moyens et de ressources pour l’aider à s’en sortir. Comme plusieurs de nos alliés communautaires et du réseau de la santé, nous nous sommes beaucoup investis durant toutes ces années, sinon pour résoudre, au moins pour atténuer les conséquences de ces inégalités en santé.
Patiemment et graduellement, nous avons dû pour ce faire mettre en place, ou collaborer à mettre en place, des services et des ressources en éducation populaire, alphabétisation, emploi, défense de droits, logement, sécurité alimentaire, justice, entraide, aménagement, santé mentale, droits des femmes, soutien aux familles, aux enfants, aux jeunes et aux aînés pour ne nommer que ceux-là. Nous nous sommes également mobilisés aussi souvent qu’il le fallait pour le maintien et le développement de services de santé publics, accessibles à tous sans égard aux revenus ou au rang social. Un principe toujours juste, s’il en est un.
Messieurs Bachand et Charest, pour nous, ce sont à tous ces efforts et à toutes les personnes qui s’y sont investies pendant des années au Québec auxquels vous vous attaquez avec votre sinistre « révolution culturelle ».
S’opposer à ce budget et à ces mesures rétrogrades : un devoir
Aujourd’hui, nous voici donc, encore et toujours, debout devant vous pour vous dire que nous n’acceptons pas cette régression, ce ratatinement de nos acquis et valeurs sociales pour lesquels tant de nos aînés et concitoyens se sont battus.
Vous qui affirmez avoir les deux mains solidement ancrées sur le gouvernail. Ce que vous nous proposez aujourd’hui n’est rien de moins que jeter par-dessus bord : boussoles, cartes, sextants, compas, voiles, matelots et bouées, par souci d’économie.
Nous, qui écopons patiemment et solidairement depuis des lustres la cale de ce grand navire collectif dans l’espoir et la conviction qu’il nous mènera tous et toutes à bon port, affirmons que ce budget, conçu de toute évidence pour les gens riches et en santé, est assurément ce dont nous avions le moins besoin en cette sortie de tempête économique!
Merci pour la délicate attention,
Luc Leblanc, coordonnateur général, pour le conseil d’administration citoyen de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
(1) Combler le fossé en une génération : instaurer l’équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé : rapport final de la Commission des Déterminants Sociaux de la Santé.Organisation mondiale de la Santé 2008.
(2) Le privé dans la santé : un enjeu de santé publique POSITIONNEMENT DES DIRECTEURS DE SANTÉ PUBLIQUE, Québec, le 10 novembre 2007, page 12. Dr Richard Lessard, DSP de la région de Montréal, Dr Robert Maguire, DSP de la région du Bas-Saint-Laurent, Dre Jocelyne Sauvé, DSP de la région de la Montérégie.
(3) Idem, page 14.
Le comité de lutte en santé de la Clinique communautaire

- Mobilise les citoyenNes pour le droit à la santé, pour un système de santé public, universel, accessible et gratuit;
- Travaille contre la privatisation des services de santé;
- Et regroupe les citoyenNEs pour discuter des enjeux et développer avec eux un plan d'action pour favoriser l'accès aux services tant à la Clinique que dans l'ensemble du système de santé.
Ca vous intéresse ?
Appelez John Bradley, le nouvel organisateur communautaire de la Clinique 514-937-9251 (poste 6279) ou par courriel : john.bradley.psch@ssss.gouv.qc.ca
Pour plus d'informations au sujet de la privatisation du système de santé québécois:
Les liens vers des groupes travaillant contre la privatisation du système de santé
Les documents
- « Budget 2010 : Comment financer les services publics ? », par Eve-Lyne Couturier, Philippe Hurteau et Simon Tremblay-Pepin, Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS ), Mars 2010, 16 pages. ou son résumé ( 4 pages) - Format PDF
- 'Pour bâtir un Québec en santé, stoppons les PPP' de la Fédération de la Santé et des Services Sociaux (FSSS) - format PDF
- Note socio-économique: Le privé en santé, par Jean-François Landry et Guillaume Hébert, IRIS, Février 2008 - fomat PDF
- Le privé dans la santé : un enjeu de santé publique, POSITIONNEMENT DES DIRECTEURS DE SANTÉ PUBLIQUE, Québec, le 10 novembre 2007, 34 pages - format PDF
| Fichier attaché | Taille |
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| Brochure_PPP_juin_2009.pdf | 1.41 Mo |
